Bromont Ultra 100: Un dur de dur

Je m’étais bien promis de ne plus abandonner une course. 

Promesse rompue.

C’est la fatigue qui m’a eu.

Honnêtement, je me doutais un peu que j’aurais à faire face à l’effet post-UTMB à Bromont. Mais je croyais quand même avoir assez de réserves pour terminer mon troisième 160 km de la saison en y allant peinard, sans trop me presser. Grossière erreur! Aussi, je m’attendais à un parcours du genre Vermont 100. Mes camarades organisateurs du Bromont Ultra nous ont plutôt balancé un proche – très proche! – cousin du Virgil Crest (VC100) dans les pattes! Outch!

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Le site de départ du Bromont Ultra, le vendredi soir, à la veille de la course.

Si j’ai sous-estimé le parcours qui m’attendait, jai aussi sur-estimé mes capacités physiques et mentales pour cette course. Je n’étais tout simplement pas prêt à m’attaquer à un autre 100 mile si peu de temps après le Mont-Blanc. Je ne vais pas me morfondre avec cet abandon. J’ai donné tout ce que j’avais à donner ce weekend et ç’a tenu sur une distance de 57.8 km (selon ma Suunto Ambit). Suite à un bon départ en compagnie de Louis A., de Fred G. et d’un autre coureur, j’ai senti que les choses se compliqueraient après une quinzaine de kilomètres seulement. J’avais le souffle court. Je peinais dans les montées. J’étais incapable de me concentrer sur l’instant présent et je n’arrêtais pas de me répéter – malgré moi – que la journée serait longue. Mauvais signe…

Deux averses surprises m’ont amené au bord de l’hypothermie, ce qui ne m’a pas aidé à conserver mes forces. Je fonctionnais déjà avec des batteries faibles et une petite lumière rouge clignotante.

Aux environs du 35ième kilomètre, au moment d’entamer la montée des pentes de ski, j’ai eu un regain d’énergie. Et de confiance. Le mot d’ordre maintenant était de terminer le premier 80 km, puis de voir pour la suite. Rapidement, j’ai déchanté. J’étais dans la section la plus difficile du parcours. Difficile et interminable. Je n’avais pas de réelles douleurs physiques – rien de notable du moins – mais la fatigue s’incrustait et mon morale dépérissait à chaque kilomètre. Je me forçais à manger à intervalles réguliers, avalant deux gels à l’heure en moyenne. Je m’étais aussi toujours bien nourri aux stations d’aide: patates bouilles, bananes, melon d’eau. Je buvais régulièrement et gobais des S!Caps pour la balance de sodium/potassium. Je faisais tout ce qu’il fallait pour tenir le coup, pour garder le cap. J’avais comme mantra: «Tu termines la première boucle de 80 et après tu verras comment tu te sens. Tu vas y arriver. Ça va aller!» Mais ça n’allait foutrement pas…

Dans une descente, quand j’ai commencé à bailler à m’en décrocher la mâchoire, je me suis dit qu’il était peut-être temps de mettre fin à ma saison de course 2014.

Et c’est ce que j’ai fait en arrivant au camp de base (55 km approx.), après plus de huit heures de course et 2400 mètres de dénivelé positif. J’étais vidé, crevé.

TKO.

Bromont Ultra 80 and 160 km course

J’ai dit que je ne me morfondrais pas avec cet abandon. Et je ne le ferai pas. Deux jours plus tard, je ressens encore de la fatigue et mes jambes sont aussi lourdes que si j’avais terminé l’épreuve. Je sais que j’ai fait le bon choix. C’est maintenant l’heure du repos.  Après tout, il s’agit de revenir en force en 2015!

Le Bromont Ultra a tout pour devenir un classique des ultramarathons au Québec. Un dur de dur. Et je suis certain que sa réputation va rapidement faire son chemin jusqu’à nos proches voisins américains. Pour une première édition, Gilles, Audrey, Alister et tous les autres organisateurs ont frappé fort. Bien sûr, il y aura quelques ajustements à faire, notamment en ce qui concerne les nombreux passages au camp de base pour les coureurs du 160 kilomètres. Mais cet évènement ne peut que s’améliorer, c’est certain.

Pour moi, un des obstacles majeurs sera toujours cette boucle de 80 kilomètres à faire deux fois, comme au Virgil Crest 100. Je ne suis pas un fervent amateur de ce genre de parcours, en témoignent mes deux précédents abandons au même VC100. Je préfère de loin les boucles complètes (Vermont, Massanutten, UTMB), les point-to-point (Western State) ou encore les out-and-back (Leadville). Mais les parcours que l’on double me donnent définitivement du fil à retordre. Cela dit, je comprends tout à fait qu’ils soient plus simples à gérer d’un point de vue logistique.

Mais peu importe. Mon prochain défi sera peut-être de venir à bout d’une de ces bêtes, justement.

On verra bien…

Pour l’instant, bravo à toute l’équipe et à tous les bénévoles pour leur dévouement et leur incroyable travail. Organiser un évènement de cette ampleur relève de l’exploit. Mission accomplie!

Aussi, un bravo à tous les coureurs et toutes les coureuses, toutes distances confondues! J’étais présent dimanche après-midi pour assister à l’arrivée des participants du 80, 55 et 25 kilomètres. De vous voir tous et toutes vous donner à fond et terminer avec fierté et le sourire aux lèvres était tout simplement beau et inspirant.

Bien sûr, un immense bravo et respect total à mes amis qui ont terminé les 160 kilomètres: Joan (1ère place), Fred (2ième), Pierre, Louis et Martin. You rock, guys! 

Un peu de motivation. Histoire de bien terminer pour mieux recommencer…

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 Just. Keep. Moving. Forward.

Frozen Ninja, marathon intérieur et UTMB

Février. Le mois de l’année le plus court qui m’apparait souvent le plus long…

Je ne vais pas me plaindre de l’hiver. Au moins nous en avons un cette année, avec neige et grands froids à volonté. Un hiver bien installé qui me fait ressembler à un Frozen Ninja lors de mes sorties sur route ou en trail. Un bon test d’endurance à tous les niveaux. Mais tranquillement, je commence à rêver au printemps. J’ai hâte de dégeler et de courir léger. Si les «pelures d’oignons» sont parfaites pour survivre par temps froid, je préfère de loin en avoir moins sur le corps. Et surtout, j’ai très, très envie de fouler à nouveau le sol – la terre, les racines et les roches – de mes sentiers préférés.

Je refuse de me plaindre de la température, mais le fait est qu’on y goûte pas mal cette année (j’écris ça et c’est LA journée où il fait doux pour la première fois depuis longtemps…). C’est pourquoi j’ai choisi le mois de février pour diminuer – un peu – mon entraînement. Après un sérieux passage à vide en septembre et mon (second) DNF au Virgil Crest 100, j’ai repris du poil de la bête et mon désir de courir et de me mesurer à d’autres ultras est revenu. J’ai accumulé pas mal de kilomètres en novembre, décembre et janvier, et je n’ai participé qu’à une seule course, soit le Demi Marathon des Microbrasseries début novembre (j’y ai pris grand plaisir sans chercher à faire un record personnel et c’était le but). À présent, je ralentis un peu la cadence histoire de repartir en force au mois de mars.

Et mars commencera de solide façon avec les 50 km intérieur du Marathon Intérieur de Montréal JOGX.

50 kilomètres à courir sur une piste de 200 mètres.  250 tours. Ça va faire mal and it’s all good! Je ne vise pas de temps particulier. Je vise plutôt à être constant. Un exercice mental, oui, mais aussi de pacing. Si j’arrive à tenir un bon rythme de course sur la durée, j’en serai extrêmement ravi. Si tout va pour le mieux, je vais en profiter pour tester mon allure marathon en prévision d’Ottawa. Il est encore tôt et je ne pense pas pouvoir le maintenir tout du long. Je verrai. L’idée principale reste d’être le plus régulier possible, le plus longtemps possible. Penser métronome et tenir le coup. L’an dernier, au Marathon Intérieur, j’avais sérieusement perdu le rythme autour du 33ième kilomètre. Cette année, j’en aurai 7.8 de plus à courir. Je devrai lutter contre l’envie de commencer rapidement. C’est toujours tentant, au départ. On est toujours un peu «innocent» de ce qui s’en vient… Et un (ultra) marathon intérieur, c’est loin d’être une blague!

Une chose est certaine, je risque pas d’avoir froid…

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Frozen Ninja après une quinzaine de kilomètres

au Mont St-Bruno.

En planification de ma saison 2014, je me suis inscrit à quelques «loteries»: Western State, Hardrock et Massanutten. Je souhaitais surtout être pigé pour le Western State. C’eut été le cas et le plan était de m’inscrire au Grand Slam of Ultrarunning qui consiste à courir le Western State, le Vermont 100, le Leadville 100 ainsi que le Wasatch Front 100 dans le même été. Pour ce faire, on a pas le choix, on doit absolument être pigé au WS100. Ça n’a pas fonctionné, la loterie m’ayant laissé en plan. Idem pour le Hardrock – là, je m’y attendais, très peu de places sont disponibles pour cette course. Pour le Massanutten, je suis sur la liste d’attente cette année, en assez bonne position semble-t-il pour être assuré d’une participation. Mais voilà, l’UTMB m’a pris par surprise. Et je ne ferai pas le Massanutten en 2014.

La loterie de l’UTMB (l’Ultra-Trail du Mont-Blanc) attire plusieurs milliers de coureurs/coureuses. J’explique grossièrement. Pour pouvoir s’inscrire à la loterie, il faut récolter 7 points (bientôt 8) en trois courses qualificatives. Les courses de 100 miles donnent généralement 4 points, celles de 50 miles, 3 points et celles de 50 km, 1 ou 2 points dépendant de la difficulté du parcours. Si l’on est inscrit à la loterie et que notre nom n’est pas pigé, on a le choix: soit être transférer à une course de moins longue distance autour du Massif du Mont-Blanc (la TDS) ou bien ne rien faire et augmenter nos chances d’être choisi lors de la loterie l’année suivante. C’est dans cette optique que je me suis inscrit en décembre. Croyant mes chances plutôt minces sinon nulles pour cette année, je me disais que j’aurais une petite longueur d’avance en 2015. Mais le sort en a décidé autrement et voilà que le 29 août 2014, je serai prêt à prendre le départ d’une course absolument magnifique et mythique!

Pour avoir une idée à quoi ressemble l’UTMB, cliquez ici.

Ainsi l’UTMB devient ma course principale pour l’année 2014. Le défi est énorme. Je n’ai encore jamais couru sur un terrain semblable, à cette altitude, avec un pareil dénivelé. Beaucoup de travail en vue. En fait, à chaque pas de course que je fais depuis la mi-janvier, je pense Mont-Blanc…

Les courses à venir en 2014:

– 50 km du Marathon Intérieur de Montréal JOGX (mars);

– Demi Marathon Banque Scotia (avril);

– Marathon d’Ottawa (mai);

– Ultimate XC (juin);

– Vermont 100 (juillet);

– UTMB (août);

Après, on verra. Bien que je n’y sois pas encore inscrit, le Demi des Microbrasseries en novembre est dans mes plans. J’ai aussi un projet personnel de course sur lequel je vais me pencher dans les prochaines semaines.

J’ai la forte impression qu’il me reste encore quelques entrainements déguisé en Frozen Ninja et je suis ok avec ça.

Je sais aussi que le printemps n’est plus très loin. Et ça me plait assez!

UTMB-2010

I worked out

to make myself as strong

as water.

I have dreamed

myself back

to where

I already am.

NORTH, Jim HARRISON

Liberté

Une demie-heure plus tôt, j’étais allé voir les résultats sur le site web du marathon. Chez les hommes, Lelisa Desisa (ETH) l’a emporté en 2:10:22. Chez les femmes, Rita Jeptoo (KEN) en 2:26:25. J’ai cherché le nom de quelques connaissances pour voir leurs temps. En vain. La totalité des résultats ne semblait pas compilée. Je suis allé me préparer un petit espresso d’après-midi en réfléchissant au souper que j’allais préparer. Machinalement, j’ai pris mon iPhone et ouvert mon compte Twitter. Quelqu’un m’avait envoyé le message suivant: «As-tu vu ce qui est arrivé au marathon de Boston?» Non. Je n’avais pas vu. Je suis allé voir…

Le monde est parfois un endroit terrible, remplit d’horreurs et de bêtes sauvages – et je ne parle pas ici des ours, des loups et des lions de montagnes. Le monde dans lequel on vit peut parfois sembler être une sombre et cruelle bêtise. Et il arrive que le monde dans lequel on vit me désespère et m’écoeure.

Ç’a été le cas lundi alors que je regardais les explosions (en HD!…) passer en boucle. On peut rester avec ce sentiment et l’entretenir, cette infinie tristesse, cette désolation de l’âme. Mais ça ne mènera jamais à rien de bon. Alors, on choisit de voir l’autre côté de notre monde, celui où la beauté se renouvelle sans cesse, jour après jour, année après année, saison après saison. Un monde où la beauté, quand on prend la peine de s’y attarder, trouve toujours son chemin, même à travers les craques de l’absurde et de l’innommable. C’est le seul abri possible. Un abri fragile, bien sûr, mais le seul. Croire en la beauté par dessus l’horreur. Demeurer confiant face à l’humanité plutôt que trembler devant les lâches qui s’acharnent à la détruire. C’est de cette seule manière que l’on peut vivre.

Dès le lendemain j’ai lu une chronique qui disait qu’on ne courrait plus jamais comme avant. Penser, réagir de la sorte revient à donner raison à ceux qui prônent, prêchent et pratiquent la Terreur. Au contraire, je crois qu’il faut courir encore plus et encore plus librement qu’avant. Ce n’est pas la course à pied qui a été attaquée à Boston. C’est la liberté. Et succomber à la peur, c’est abandonner notre liberté, c’est la donner en pâture aux sauvages, aux lâches qui la refusent, qui la rejettent, qui la bafouent et qui la souillent constamment du sang d’innocentes victimes.

Des gens se sont inquiétés pour moi, croyant que je prenais part à la course.

Je n’ai pas encore «mérité» le marathon Boston. Oui, ce marathon se «mérite». Et peut-être encore plus aujourd’hui qu’hier. À 45 ans, il me manque un bon 10 sinon 15 minutes pour m’assurer une participation, mon meilleur temps sur la distance étant de 3 heures 30 minutes et des poussières.

Pour être tout à fait honnête, je n’ai jamais rêvé de courir Boston. J’y ai seulement couru quelques kilomètres le long de la Charles River à l’été 2008. Mes rêves de course se portent plutôt vers les Ultras: le Western States 100, l’UTMB, Leadville, Hardrock, Massanutten… Mais depuis une semaine, les choses ont un peu changées. Si je ne crois pas pouvoir retrancher les minutes en trop au prochain marathon d’Ottawa à la fin mai – blessure qui traîne et la possibilité d’être au MMT100 une semaine avant -, il n’est pas dit que je ne tenterai pas ma chance à l’automne sur un autre parcours. Ça reste à voir. Peu importe que je sois à Boston ou non en avril 2014. J’y serai un jour.

Et le marathon, lui, y sera toujours.

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«Les méchants qui outragent les bons ressemblent à celui qui lancerait un crachat vers le ciel. Le ciel ne pouvant pas être sali par le crachat, c’est (l’homme) lui-même qui est sali. Ils ressemblent encore à celui qui jetterait de la poussière contre un adversaire placé du côté d’où vient le vent; la poussière, ne pouvant pas atteindre l’adversaire, revient (sur elle-même) et contre celui (qui l’a jetée).»

Le BOUDDHA

«(…)La peur est une force qui aiguise nos sens. Avoir peur est un état de paralysie contre lequel on ne peut rien. Il est primordial de comprendre la différence (…)»

Marcus LUTTRELL

Voie de garage

En janvier, 317.76 km de course. En février, 308.60 km. En mars… une catastrophe: 163.66 maigres kilomètres, la plupart douloureux.

Les blessures, les douleurs plutôt, vont et viennent. En générale, elles sont mineures et ne portent pas trop à conséquence. Un ou deux jours de repos et hop! on repart. Mais voilà que début mars, il y en a une, de douleur, qui est apparue à l’arrière et sur le côté externe de ma jambe gauche. J’ai cru faire ce qu’il fallait. Courtes pauses, massages réguliers, glace, Voltaren, puis retour à l’entrainement. Sans grand succès. Comme j’ai une tête dure d’ultrarunner– un tête de cochon, on peut dire -, j’ai continué à courir en me disant que ça allait passer…

Force est de constater que ça ne passe pas.

Alors que le printemps semble vouloir enfin s’installer pour de bon, je me retrouve sur la voie de garage. Plus de course à pied pour moi pour les deux prochaines semaines, au moins. Après, on verra. Il est bien évident que mon 100 miles en Virgine le 18 mai est sérieusement compromis. Je n’ose encore dire que j’annule ma participation, mais le fait est que je ne peux pas me présenter au Massanutten avec une jambe qui déconne dès le départ. Et il n’est pas question que j’hypothèque le reste de ma saison par orgueil. Je vais donc profiter de ces deux semaines pour réfléchir à tout ça. Advenant une guérison «rapide», aurai-je le temps de bien me reconditionner pour les exigences du MMT100? Ça reste à voir. Et à prendre en considération. La neige étant fondue, j’aurai accès aux sentiers et aux montagnes, mais aurai-je le temps d’y courir assez longtemps et en assez bonne forme…?

Il est bien entendu que je ne vais pas passer ces deux semaines couché sur le dos en attendant que les jours passent. J’ai des rendez-vous  en massothérapie qui déjà semblent doucement porter fruits. Je me fais des traitement de glace. Et je peux nager, faire du vélo et de l’elliptique sans problème. Je vais me concentrer là-dessus. Retourner au gym et faire tout en mon pouvoir pour garder la forme et compenser mon manque de course.

Je préfère toujours regarder le côté positif des choses. Ça devrait aller, dans ce cas. Sinon, je me referai à neuf en mai-juin et viserai un solide VT100 en juillet et un tout aussi solide Virgil Crest en septembre.

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Pour le mois de mars, je prévoyais entre 350 à 400 km de course et pour avril, entre 400 à 500 km. C’est dire combien je suis loin du compte! J’ai une base d’endurance solide, je ne m’en fais pas trop avec ça. Mais n’empêche…

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When you rise in the morning, give thanks for the light,  for your life,  for your strength. Give thanks for your food and for the joy of living. If you see no reason to give thanks, the fault lies in yourself.

Tecumseh