Verrai-je la Bête?

Au Canada, on dit Sasquatch. Aux États-Unis, on préfère plutôt le nom de Bigfoot. Verrai-je la Bête? La question se pose. Car si cet animal mythique existe vraiment (disons…), je serai plutôt bien placé pour l’apercevoir en août prochain, dans la chaine des montagnes Cascades, dans l’état de Washington. C’est là qu’aura lieu la course, le Bigfoot 200 Endurance Run.

Et c’est là que je serai en août 2016.

Le Bigfoot 200? Two hundred…? Oui, two hundredMiles. 320 kilomètres, en faisant la conversion. Une course qui va d’un point à un autre. Pas une boucle immense ou des allers-retours à n’en plus finir. Non. D’un point à un autre point sur… 320 kilomètres. Voilà. En gros, on nous conduit au départ, on nous y dépose et on nous attend à l’arrivée, quatre jours et des poussières plus tard pour les plus «lents». (Bien sûr, il y a des ravitaillements entre le départ et l’arrivée…) Ce sera la deuxième édition cette année. En 2015, le plus rapide a terminé l’épreuve en 64 heures 12 minutes 35 secondes. Je me dis que 70-75 heures devrait être jouable.

Je m’entraine déjà à ne plus dormir…

Donc, verrai-je la Bête? La question se pose sérieusement. Étant donné ma propension à halluciner durant les longues nuits d’ultra, je peux quasiment affirmer que oui, je la verrai. Et il y a même de fortes chances pour que je discute avec elle sur un bon bout de chemin. Dans la langue de son choix.

In the 1987 movie “Harry and the Hendersons,” Bigfoot, aka Harry, was portrayed by 7-foot-2-inch actor Kevin Peter Hall in costume. For the nine members of the Tri-County Bigfoot Group, the legendary creature is more fact than movie fiction.

(Image tirée du film Harry et les Henderson)