L’Ultimate XC – Weekend de course en famille

Le 27 juin prochain aura lieu le Festival Ultimate XC KmagCette année, j’ai le plaisir d’être le Président d’honneur de l’évènement qui aura lieu à St-Donat pour une quatrième année consécutive.  Le Festival Ultimate XC Kmag se veut une fête pour les mordus de courses en forêt, bien sûr, mais aussi une fête pour toute la famille.

Du Défi de Mia (1 km pour enfants) aux 5 et 13 km de style cross-country, en passant par les distances de 11, 21, 38 et 60 km pour les fous de la Trail, sans oublier la 120 (Double Trouble), de la course, il y en aura pour tous les goûts.

Et encore une fois, le Parc des Pionniers regorgera d’activités pour grands et petits: Musique Live, Station de slackline, BBQ, maquilleuses pour enfants, accès à la plage. Pas question de s’ennuyer!

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J’ai toujours couru les 60 km à l’Ultimate XC, et ce, depuis la première édition au Mont Tremblant en 2009. Mes débuts d’ultramarathonien ont eu lieu là. Cette année, par contre, je me «contenterai» du parcours de 38 km. En ma qualité de Président d’honneur, je souhaite être le plus tôt possible au site d’arrivée pour encourager les coureurs et coureuses à terminer leurs épreuves et aussi, par le fait même, passer plus de temps avec ma blonde et mes filles.

Venez vous joindre à nous, fin juin à St-Donat, dans la magnifique région des Laurentides, pour une autre belle journée de course et d’aventures. Vous ne le regretterez pas!

Et en attendant, pour vous donner du courage et passer au travers de cet hiver qui n’en finit plus, dites vous ceci…

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It’s all good! 

 

Pourquoi cours-tu comme ça? (Livre)

Petit billet rapide en ce lundi après-midi. 

POURQUOI COURS-TU COMME ÇA? est un recueil de nouvelles auquel j’ai eu le plaisir de participer. Ici, pas de trucs pour être plus rapide ni de conseils pour choisir de bons souliers ni de programmes d’entrainement à tout casser. Simplement sept bonnes histoires qui ont pour thème commun la course à pied ainsi que le (court) récit de mes errances d’ultramarathonien.

Avec l’automne qui s’installe, c’est le petit bouquin parfait pour se détendre… après l’entrainement!

Disponible depuis le 4 septembre dans toutes les librairies et aussi en ligne, ici.

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«On a beau avoir des jambes de feu ou une technique naturelle, la course s’apprend comme la vie: un pas à la fois.» – Patrick DION, La Course en Juillet.

Bonne course et bonne lecture!

Aller en Alaska, passer par le désert

Il n’y a pas si longtemps, je n’aurais jamais pensé aimer courir au froid. Je n’ai jamais été particulièrement fou de l’hiver, hormis pour le ski alpin et peut-être le patin quand j’étais plus jeune. Mais on change, on évolue. Ce qui est tant mieux pour l’être humain, même si on a parfois l’impression que l’humanité, elle, régresse… Anyway… Pour peu qu’on s’en donne la peine, on arrive tranquillement à apprivoiser les choses qui nous déplaisaient encore la veille. Voilà qu’hier matin, en courant par -16 C (on s’entend qu’il y a pire, mais c’est quand même un bon début) dans les sentiers enneigés du Mont St-Bruno, totalement seul, totalement libre, mais n’ayant pas encore assez d’espace, je me suis pris à penser au Susitna 100*, une course de 100 miles… en Alaska. 100 miles par grand froid, grands vents, grandes étendues gelées. Je me suis mis à rêver à la beauté de ce parcours, beauté immense et blanche de plaines et de montagnes, beauté quasi infinie qui doit être à couper le souffle. En l’espace de quelques secondes, et dans la perspective d’une aventure hors norme, mon regard sur l’hiver, le froid et la neige s’est transformé. Du coup, j’étais solidement partant pour l’Alaska!

Bien sûr, c’est tout à fait impensable d’y être cette année. La course a lieu dans moins de cinq semaines et je suis loin d’avoir la forme en ce moment pour affronter 160 km, qui plus est dans des conditions extrêmes. Mais dans un an, deux, trois peut-être. Pourquoi pas? Ça reste à voir. D’ici là, j’ai encore du temps pour m’entraîner à aimer courir au froid…

Il est toujours bon d’avoir ce genre de truc derrière la tête. Ça entretient le rêve. L’inspiration. Ça entretient la passion.

À l’opposé de Susitna 100, je songe toujours et de façon plus constante au Badwater 135. Dans la chaleur intense, cette fois. Death Valley. 135 miles. Et plus j’y songe, plus j’en ai envie. Seulement, c’est toute la logistique propre à cette course qui me rebute un peu… Ce n’est pas un ultra où l’on peut voyager léger, disons. Enfin… Reste que de penser au Badwater 135 quand on court en plein hiver et qu’on en a fini avec nos rêveries sur le Susitna, c’est une sacrée bonne façon de relativiser le facteur vent.

Susitna. Badwater. Le froid. Le chaud.

Entre les deux, une multitudes d’ultras à différents degrés Celsius de difficultés…

*Dans le même genre, il existe «plus fou» que Susitna 100: Iditarod Trail Invitational. 350 miles et 1000 milesNuff said.

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Entretenir le rêve. Toujours. Prendre son inspiration quand elle passe, où qu’elle soit. Rechercher la beauté, la lumière, même la nuit. Et se dire que tout ce qu’on a à faire, c’est d’avancer.

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Demain, au programme, quinze kilomètres de trail. Peut-être en raquettes si le temps reste à l’hiver.

Samedi, 20-25K sur route.

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You haven’t experienced ultrarunning until you complete 100 miles. It’s so much harder than 50, almost like three 50 milers, and it throws everything at you.

Karl Meltzer in TrailRunner, oct. 2010