Nouveau Départ

Ça fait longtemps, je sais. 

J’ai été plus que silencieux tout au long de la dernière année. Il y a eu, bien sûr, l’écriture, la publication et la promotion de mon premier livre, Territoires Inconnus. Puis, le tournage durant l’été d’une série télé, Blue Moon, qui a aussi pris beaucoup de mon temps. Et la famille, l’entrainement, le quotidien. La vie, quoi.

Le fait est que j’ai  longuement tergiversé à savoir si oui ou non j’allais garder mon blogue actif. Cela depuis plusieurs semaines. Et jusqu’à tout récemment, j’y mettais fin. Sauf que voilà, j’ai changé d’avis.

J’ai toujours considéré ce blogue comme un laboratoire d’écriture sur la course à pied, sur les ultramarathons que je pratique, ainsi que sur la méditation (j’ai à mon sens négligé ce volet plus souvent qu’autrement). À partir de maintenant, j’élargirai mon horizon. Bien sûr, la course d’endurance sera toujours le sujet principal, mais j’espère aller ailleurs aussi parfois. Équipements, littérature, poésie, réflexions. Photographies. Méditation… Je vais tenter de moins me restreindre, d’aller plus loin. On verra.

Depuis une semaine, j’ai quitté Facebook. J’en avais marre. Marre d’y lire certains messages publics, marre d’y perdre mon temps, marre de commenter alors qu’il aurait été préférable de m’abstenir. Les mauvais côtés de ce réseau ont, pour une seconde fois dans mon cas, pris le dessus sur les bons. Y reviendrai-je? Cela reste à penser. Mais quitte à perdre du temps, aussi bien le faire ici de manière plus constructive. Alors pour ceux et celles qui se demandent, je suis toujours là. Life is good!

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Pause sous les pins, Mont-St-Bruno, mi-décembre 2015.

 

Gagner et perdre à la fois, puis gagner d’une autre façon

Samedi dernier (6 décembre) avait lieu à Auburn en Californie la loterie pour le fameux Western State 100.

Pour se faire une petite idée, le Western State 100 Endurance Run est l’équivalent, pour les ultramarathoniens, de Boston pour les marathoniens. Un but à atteindre, le Saint Graal.

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En ce qui me concerne, c’est par une publicité dans la revue Runner’s World que j’ai appris l’existence de cette course en particulier et des courses de 100 miles en général. On était en 2006 ou 2007 et à ce moment, The North Face était le commanditaire principal du WS100. La pub en était donc une de North Face et mettait en vedette le coureur Tim Twietmeyer qui a terminé 25 fois le parcours sous la barre des 24 heures (il a remporté la course 5 fois si ma mémoire est bonne). Le titre de la publicité: «That’s Endurance!» J’en étais à mes balbutiements de coureur et je n’avais probablement encore jamais couru plus de 10 kilomètres d’affilé à cette époque, mais j’ai tout de suite su et je me suis tout de suite dit qu’un jour je courrais un 100 miles, qu’un jour je courrais le Western State 100.

Samedi dernier, après 4 années d’essais à la loterie, mon nom a été pigé par ce même Tim Twietmeyer. Ainsi, j’ai gagné à la loto du WS100… et j’ai aussi perdu, car je ne pourrai vraisemblablement pas être sur la ligne de départ le dernier weekend de juin 2015.

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Tim Twietmeyer (au micro), une légende du Western State 100 Endurance Run, agissant ici à titre de Maître de Cérémonie lors de la loterie, samedi le 6 décembre dernier.

Le processus de loterie pour le WS100 est assez complexe (tout comme celui pour le Hardrock 100, le Massanutten 100, pour l’UTMB, etc). Dans les grandes lignes, il faut d’abord se qualifier en terminant une course de 100 kilomètres et plus reconnue par l’organisation – les distances de 50 miles (80km) ne sont plus acceptées depuis cette année. Une fois qualifié, on peut s’inscrire à la loterie. Cette année, 270 places étaient accessibles par tirage au sort sur un total de 387 coureurs autorisés à prendre le départ (les autres places étant accordées à ceux et celles qui ont terminé dans le top 3 à l’une des courses de la Montrail Ultra Cup, à ceux et celles qui ont terminé dans le top 10 au WS de la saison précédente, à certains commanditaires, aux membres de l’organisation et autres). 270 places disponibles au tirage et près de 2000 coureurs/coureuses qualifiés qui ont appliqués. Bonjour les chances!

La beauté de la chose, c’est que d’une année à l’autre, si notre nom n’est pas pigé et que l’on se re-qualifie, nos chances augmentent à la loterie suivante et ainsi de suite jusqu’au jack-pot.

J’en étais à mon quatrième essai. Mes chances étaient relativement bonnes. Je savais, en m’inscrivant, que je ne pourrais pas en être en 2015. Mais en ne m’inscrivant pas, je perdais toutes mes chances. Tandis qu’en m’inscrivant, j’avais quand même des chances… de ne pas être pigé et de conserver mes avantages pour l’an prochain… Compliqué, ai-je dit? Oui. Mais bon. D’un côté, je perdais tout, de l’autre, j’avais un risque à prendre…

Too bad. J’ai gagné/perdu.

Ce sera pour une autre fois.

Où j’ai gagné d’une autre façon, c’est en participant aux 24 heures de Tremblant, volet course à pied.

Un beau weekend et un bel évènement. D’abord une levée de fond importante pour les enfants malades basée sur le ski alpin, les 24 heures de Tremblant offrent depuis un an ou deux un volet marche/course où des équipes de 6 à 12 personnes se relaient sur une boucle de 3 ou 5 kilomètres du samedi au dimanche matin 11 heures.

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Sous l’initiative de l’animateur Dominic Arpin, nous étions huit à nous relayer et à braver le froid le sourire aux lèvres: Dominic, bien sûr, mais aussi la chanteuse Brigitte Boisjoli, la journaliste Marie-Christine Bergeron, les journalistes Yves Boisvert et Jean-François Guérin, l’animateur Sébastien Diaz, Antoine Bourgeois ainsi que moi-même.

Moi qui suis plutôt loner, cette formule me convenait parfaitement. Courir seul deux fois la boucle de 5, passer le relais, retrouver ma blonde et mes filles, tenter de me reposer (je dis bien tenter!), puis retourner courir au beau milieu de la nuit. Magique! Dimanche au matin, nous avons été trois à faire la boucle 3 fois de suite (pour rentrer dans les temps): Antoine, Yves et moi. Je peux confirmer, ayant couru par une température ressentie de -25 degrés Celsius, que la barbe protège du froid…

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Vive le vent, vive le vent, vive le vent d’hiver!…

Après 15 kilomètres un petit matin de décembre au Mont Tremblant.

D’un côté, j’ai gagné/perdu avec la loterie du WS100 samedi. De l’autre, la même journée, j’ai gagné peut-être plus avec les 24 heures.

Parce que courir. Pour le plaisir.

Et aussi, courir pour des enfants malades.

Ou encore, comme je le fais avec la Fondation des Centres Jeunesse de la Montérégie à chaque automne depuis deux ans, pour des enfants abandonnés ou en phase d’abandon (ou maltraités ou Dieu sait quoi).

Si ça peut aider, ne serait-ce qu’un minimum, si ça peut faire une différence, aussi petite soit-elle, je suis bien prêt à courir comme ça jusqu’à la fin de mes jours

En Antarctique ou en plein désert.

Peu importe.

Frozen Ninja, marathon intérieur et UTMB

Février. Le mois de l’année le plus court qui m’apparait souvent le plus long…

Je ne vais pas me plaindre de l’hiver. Au moins nous en avons un cette année, avec neige et grands froids à volonté. Un hiver bien installé qui me fait ressembler à un Frozen Ninja lors de mes sorties sur route ou en trail. Un bon test d’endurance à tous les niveaux. Mais tranquillement, je commence à rêver au printemps. J’ai hâte de dégeler et de courir léger. Si les «pelures d’oignons» sont parfaites pour survivre par temps froid, je préfère de loin en avoir moins sur le corps. Et surtout, j’ai très, très envie de fouler à nouveau le sol – la terre, les racines et les roches – de mes sentiers préférés.

Je refuse de me plaindre de la température, mais le fait est qu’on y goûte pas mal cette année (j’écris ça et c’est LA journée où il fait doux pour la première fois depuis longtemps…). C’est pourquoi j’ai choisi le mois de février pour diminuer – un peu – mon entraînement. Après un sérieux passage à vide en septembre et mon (second) DNF au Virgil Crest 100, j’ai repris du poil de la bête et mon désir de courir et de me mesurer à d’autres ultras est revenu. J’ai accumulé pas mal de kilomètres en novembre, décembre et janvier, et je n’ai participé qu’à une seule course, soit le Demi Marathon des Microbrasseries début novembre (j’y ai pris grand plaisir sans chercher à faire un record personnel et c’était le but). À présent, je ralentis un peu la cadence histoire de repartir en force au mois de mars.

Et mars commencera de solide façon avec les 50 km intérieur du Marathon Intérieur de Montréal JOGX.

50 kilomètres à courir sur une piste de 200 mètres.  250 tours. Ça va faire mal and it’s all good! Je ne vise pas de temps particulier. Je vise plutôt à être constant. Un exercice mental, oui, mais aussi de pacing. Si j’arrive à tenir un bon rythme de course sur la durée, j’en serai extrêmement ravi. Si tout va pour le mieux, je vais en profiter pour tester mon allure marathon en prévision d’Ottawa. Il est encore tôt et je ne pense pas pouvoir le maintenir tout du long. Je verrai. L’idée principale reste d’être le plus régulier possible, le plus longtemps possible. Penser métronome et tenir le coup. L’an dernier, au Marathon Intérieur, j’avais sérieusement perdu le rythme autour du 33ième kilomètre. Cette année, j’en aurai 7.8 de plus à courir. Je devrai lutter contre l’envie de commencer rapidement. C’est toujours tentant, au départ. On est toujours un peu «innocent» de ce qui s’en vient… Et un (ultra) marathon intérieur, c’est loin d’être une blague!

Une chose est certaine, je risque pas d’avoir froid…

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Frozen Ninja après une quinzaine de kilomètres

au Mont St-Bruno.

En planification de ma saison 2014, je me suis inscrit à quelques «loteries»: Western State, Hardrock et Massanutten. Je souhaitais surtout être pigé pour le Western State. C’eut été le cas et le plan était de m’inscrire au Grand Slam of Ultrarunning qui consiste à courir le Western State, le Vermont 100, le Leadville 100 ainsi que le Wasatch Front 100 dans le même été. Pour ce faire, on a pas le choix, on doit absolument être pigé au WS100. Ça n’a pas fonctionné, la loterie m’ayant laissé en plan. Idem pour le Hardrock – là, je m’y attendais, très peu de places sont disponibles pour cette course. Pour le Massanutten, je suis sur la liste d’attente cette année, en assez bonne position semble-t-il pour être assuré d’une participation. Mais voilà, l’UTMB m’a pris par surprise. Et je ne ferai pas le Massanutten en 2014.

La loterie de l’UTMB (l’Ultra-Trail du Mont-Blanc) attire plusieurs milliers de coureurs/coureuses. J’explique grossièrement. Pour pouvoir s’inscrire à la loterie, il faut récolter 7 points (bientôt 8) en trois courses qualificatives. Les courses de 100 miles donnent généralement 4 points, celles de 50 miles, 3 points et celles de 50 km, 1 ou 2 points dépendant de la difficulté du parcours. Si l’on est inscrit à la loterie et que notre nom n’est pas pigé, on a le choix: soit être transférer à une course de moins longue distance autour du Massif du Mont-Blanc (la TDS) ou bien ne rien faire et augmenter nos chances d’être choisi lors de la loterie l’année suivante. C’est dans cette optique que je me suis inscrit en décembre. Croyant mes chances plutôt minces sinon nulles pour cette année, je me disais que j’aurais une petite longueur d’avance en 2015. Mais le sort en a décidé autrement et voilà que le 29 août 2014, je serai prêt à prendre le départ d’une course absolument magnifique et mythique!

Pour avoir une idée à quoi ressemble l’UTMB, cliquez ici.

Ainsi l’UTMB devient ma course principale pour l’année 2014. Le défi est énorme. Je n’ai encore jamais couru sur un terrain semblable, à cette altitude, avec un pareil dénivelé. Beaucoup de travail en vue. En fait, à chaque pas de course que je fais depuis la mi-janvier, je pense Mont-Blanc…

Les courses à venir en 2014:

– 50 km du Marathon Intérieur de Montréal JOGX (mars);

– Demi Marathon Banque Scotia (avril);

– Marathon d’Ottawa (mai);

– Ultimate XC (juin);

– Vermont 100 (juillet);

– UTMB (août);

Après, on verra. Bien que je n’y sois pas encore inscrit, le Demi des Microbrasseries en novembre est dans mes plans. J’ai aussi un projet personnel de course sur lequel je vais me pencher dans les prochaines semaines.

J’ai la forte impression qu’il me reste encore quelques entrainements déguisé en Frozen Ninja et je suis ok avec ça.

Je sais aussi que le printemps n’est plus très loin. Et ça me plait assez!

UTMB-2010

I worked out

to make myself as strong

as water.

I have dreamed

myself back

to where

I already am.

NORTH, Jim HARRISON

Liberté

Une demie-heure plus tôt, j’étais allé voir les résultats sur le site web du marathon. Chez les hommes, Lelisa Desisa (ETH) l’a emporté en 2:10:22. Chez les femmes, Rita Jeptoo (KEN) en 2:26:25. J’ai cherché le nom de quelques connaissances pour voir leurs temps. En vain. La totalité des résultats ne semblait pas compilée. Je suis allé me préparer un petit espresso d’après-midi en réfléchissant au souper que j’allais préparer. Machinalement, j’ai pris mon iPhone et ouvert mon compte Twitter. Quelqu’un m’avait envoyé le message suivant: «As-tu vu ce qui est arrivé au marathon de Boston?» Non. Je n’avais pas vu. Je suis allé voir…

Le monde est parfois un endroit terrible, remplit d’horreurs et de bêtes sauvages – et je ne parle pas ici des ours, des loups et des lions de montagnes. Le monde dans lequel on vit peut parfois sembler être une sombre et cruelle bêtise. Et il arrive que le monde dans lequel on vit me désespère et m’écoeure.

Ç’a été le cas lundi alors que je regardais les explosions (en HD!…) passer en boucle. On peut rester avec ce sentiment et l’entretenir, cette infinie tristesse, cette désolation de l’âme. Mais ça ne mènera jamais à rien de bon. Alors, on choisit de voir l’autre côté de notre monde, celui où la beauté se renouvelle sans cesse, jour après jour, année après année, saison après saison. Un monde où la beauté, quand on prend la peine de s’y attarder, trouve toujours son chemin, même à travers les craques de l’absurde et de l’innommable. C’est le seul abri possible. Un abri fragile, bien sûr, mais le seul. Croire en la beauté par dessus l’horreur. Demeurer confiant face à l’humanité plutôt que trembler devant les lâches qui s’acharnent à la détruire. C’est de cette seule manière que l’on peut vivre.

Dès le lendemain j’ai lu une chronique qui disait qu’on ne courrait plus jamais comme avant. Penser, réagir de la sorte revient à donner raison à ceux qui prônent, prêchent et pratiquent la Terreur. Au contraire, je crois qu’il faut courir encore plus et encore plus librement qu’avant. Ce n’est pas la course à pied qui a été attaquée à Boston. C’est la liberté. Et succomber à la peur, c’est abandonner notre liberté, c’est la donner en pâture aux sauvages, aux lâches qui la refusent, qui la rejettent, qui la bafouent et qui la souillent constamment du sang d’innocentes victimes.

Des gens se sont inquiétés pour moi, croyant que je prenais part à la course.

Je n’ai pas encore «mérité» le marathon Boston. Oui, ce marathon se «mérite». Et peut-être encore plus aujourd’hui qu’hier. À 45 ans, il me manque un bon 10 sinon 15 minutes pour m’assurer une participation, mon meilleur temps sur la distance étant de 3 heures 30 minutes et des poussières.

Pour être tout à fait honnête, je n’ai jamais rêvé de courir Boston. J’y ai seulement couru quelques kilomètres le long de la Charles River à l’été 2008. Mes rêves de course se portent plutôt vers les Ultras: le Western States 100, l’UTMB, Leadville, Hardrock, Massanutten… Mais depuis une semaine, les choses ont un peu changées. Si je ne crois pas pouvoir retrancher les minutes en trop au prochain marathon d’Ottawa à la fin mai – blessure qui traîne et la possibilité d’être au MMT100 une semaine avant -, il n’est pas dit que je ne tenterai pas ma chance à l’automne sur un autre parcours. Ça reste à voir. Peu importe que je sois à Boston ou non en avril 2014. J’y serai un jour.

Et le marathon, lui, y sera toujours.

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«Les méchants qui outragent les bons ressemblent à celui qui lancerait un crachat vers le ciel. Le ciel ne pouvant pas être sali par le crachat, c’est (l’homme) lui-même qui est sali. Ils ressemblent encore à celui qui jetterait de la poussière contre un adversaire placé du côté d’où vient le vent; la poussière, ne pouvant pas atteindre l’adversaire, revient (sur elle-même) et contre celui (qui l’a jetée).»

Le BOUDDHA

«(…)La peur est une force qui aiguise nos sens. Avoir peur est un état de paralysie contre lequel on ne peut rien. Il est primordial de comprendre la différence (…)»

Marcus LUTTRELL

Voie de garage

En janvier, 317.76 km de course. En février, 308.60 km. En mars… une catastrophe: 163.66 maigres kilomètres, la plupart douloureux.

Les blessures, les douleurs plutôt, vont et viennent. En générale, elles sont mineures et ne portent pas trop à conséquence. Un ou deux jours de repos et hop! on repart. Mais voilà que début mars, il y en a une, de douleur, qui est apparue à l’arrière et sur le côté externe de ma jambe gauche. J’ai cru faire ce qu’il fallait. Courtes pauses, massages réguliers, glace, Voltaren, puis retour à l’entrainement. Sans grand succès. Comme j’ai une tête dure d’ultrarunner– un tête de cochon, on peut dire -, j’ai continué à courir en me disant que ça allait passer…

Force est de constater que ça ne passe pas.

Alors que le printemps semble vouloir enfin s’installer pour de bon, je me retrouve sur la voie de garage. Plus de course à pied pour moi pour les deux prochaines semaines, au moins. Après, on verra. Il est bien évident que mon 100 miles en Virgine le 18 mai est sérieusement compromis. Je n’ose encore dire que j’annule ma participation, mais le fait est que je ne peux pas me présenter au Massanutten avec une jambe qui déconne dès le départ. Et il n’est pas question que j’hypothèque le reste de ma saison par orgueil. Je vais donc profiter de ces deux semaines pour réfléchir à tout ça. Advenant une guérison «rapide», aurai-je le temps de bien me reconditionner pour les exigences du MMT100? Ça reste à voir. Et à prendre en considération. La neige étant fondue, j’aurai accès aux sentiers et aux montagnes, mais aurai-je le temps d’y courir assez longtemps et en assez bonne forme…?

Il est bien entendu que je ne vais pas passer ces deux semaines couché sur le dos en attendant que les jours passent. J’ai des rendez-vous  en massothérapie qui déjà semblent doucement porter fruits. Je me fais des traitement de glace. Et je peux nager, faire du vélo et de l’elliptique sans problème. Je vais me concentrer là-dessus. Retourner au gym et faire tout en mon pouvoir pour garder la forme et compenser mon manque de course.

Je préfère toujours regarder le côté positif des choses. Ça devrait aller, dans ce cas. Sinon, je me referai à neuf en mai-juin et viserai un solide VT100 en juillet et un tout aussi solide Virgil Crest en septembre.

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Pour le mois de mars, je prévoyais entre 350 à 400 km de course et pour avril, entre 400 à 500 km. C’est dire combien je suis loin du compte! J’ai une base d’endurance solide, je ne m’en fais pas trop avec ça. Mais n’empêche…

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When you rise in the morning, give thanks for the light,  for your life,  for your strength. Give thanks for your food and for the joy of living. If you see no reason to give thanks, the fault lies in yourself.

Tecumseh

Alimentation: entraînement et course

Je me suis peut-être mal exprimé dans mon dernier billet au sujet de mon alimentation avant entraînement. J’ai écrit que j’allais courir très tôt, avant déjeuner, et donc laissais entendre que je cours à jeun. Ce qui est faux. Je ne cours jamais à jeun. Je pourrais le faire pour un  4-5 km. Plus de 5 km, je n’irais pas loin. Mais lorsque je pars vers les 5 heures du matin, je mange très peu. En générale, un petit pudding de soya au chocolat ou un yaourt (qui passe parfois moins bien) et une banane. Un espresso court et de l’eau. Voilà. Je déjeune pour de bon à mon retour. Et je emporte toujours avec moi un ou deux gels juste au cas, mais je les prends rarement dans des entrainements de moins de 20 kilomètres.

Aussi en hiver, je transporte rarement de l’eau avec moi sauf lors de longues sorties sur route ou en trail. Je bois bien avant de partir et je me réhydrate au retour avec de l’eau de noix de coco (40mg de sodium, 15g de sucre, 680mg de potassium et 60 calories pour 330ml).

Lorsque je me lève en semaine avec la famille et que je vais courir après avoir reconduit ma petite dernière à la garderie, mon déjeuner habituel consiste en ce que j’ai baptisé un Ultrashake. Voici:

– Une poignée de bébés épinards;

– Une petite banane;

– Quelques morceaux de mangue congelés (ou bleuets, ou fraises, c’est selon);

– 2 dattes fraîches dénoyautées;

– 1 cuillère à table de graines de Chia ou de graines de lin moulues*;

– 1 cuillère à table de psyllium (facultatif)*;

– Lait de soya nature non-sucré.

On passe tout ça au mélangeur et voilà le travail. Naturellement, on peut remplacer le lait de soya par le lait qu’on préfère, que ce soit celui de vache, d’amandes ou autre. On peut aussi rajouter des protéines. Dans mon cas, je choisis maintenant du tofu mou nature ou du blanc d’oeuf. Le yaourt grec 0% fait l’affaire, mais la texture du shake devient un peu trop épaisse à mon goût. On peut aussi laisser tomber les fruits congelés, garder la banane et mettre une cuillère à table de beurre d’arachides ou d’amandes nature. L’idée étant de varier à l’occasion pour ne pas avoir l’impression de boire toujours la même chose.

L’avantage majeur d’un Ultrashake est que je n’ai pas besoin d’attendre trop longtemps avant d’aller courir. Il se digère plus facilement, plus rapidement que des céréales ou des toasts. Une heure, une heure et demie après, je peux partir courir sans problème. Ça me soutient amplement. Après la course, un lait au chocolat (soya ou non) ou une poignée de noix et de fruits séchés pour tenir le coup jusqu’au dîner.

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Il m’est plus difficile de me faire un shake avant une course à l’extérieur (Ottawa, Vermont, Bear Mountain, etc.), ainsi j’ai un tout autre rituel: bagel avec beurre d’amandes, bananes, café et généralement une boisson sportive de type Gatorade (plus pour le goût qu’autre chose, je l’avoue…). Deux heures avant le départ, ça me convient tout à fait. Comme la majorité des coureurs et coureuses, j’ai mangé un bon plat de pâtes la veille au souper. Durant un marathon, je bois un peu d’eau à chaque point d’aide et je descends généralement un gel – sans caféine – aux 3/4 d’heure. Avec ça, je m’en sors plutôt bien.

Pour un ultra, si la recette du déjeuner est semblable, l’alimentation en course est différente. Je cours avec une bouteille d’eau de 16 ou 20 onces, deux quand la chaleur se pointe, et j’y vais doucement sur les gels et autres jujubes qui peuvent tomber violemment sur le coeur à cause du sucre. Aux stations d’aide, je vise les bananes, les quartiers d’oranges, les melons d’eau, les bretzels, parfois 1/4 de sandwich au beurre d’arachide et confiture. Quand ma famille et mes amis m’accompagnent comme au Vermont, ils peuvent me refiler des laits au chocolat bien frais, des barres d’énergies et du coke diète, sinon j’en mets dans certains de mes drop-bags. J’ai récemment découvert de petits biscuits «déjeuner» à l’épicerie et je me promets de les essayer en entraînement long. Ils me semblent parfaits: paquets de quatre, pas trop sucrés, pas trop gros. Je crois bien qu’ils tiendront la route… et l’estomac.

À propos d’estomac… Il est toujours pratique d’avoir des Tums ou un autre antiacide à portée de la main durant un ultra. Ça peut parfois faire la différence entre terminer ou abandonner une course…

Je ne suis pas un spécialiste de la nutrition sportive. Mais je ne crois pas aux recettes magiques ni miracles. Je ne suis pas anti-lait, anti-gluten, anti-soya, anti-rien. J’aime la variété. Je crois en une saine alimentation. Dans la vie de tous les jours, je mange de tout. Beaucoup de céréales, de légumes, de légumineuses, de petits fruits, de noix, de yaourt. De la viande, surtout de la volaille. Et oui, j’aime les chips à saveur de côtes levées chimiques et le chocolat, qu’il soit noir, brun ou blanc. À l’occasion, du junk food est ce qu’il y a de meilleur au monde! Je ne suis pas un spécialiste ni un expert et je n’ai aucun conseil à donner. Mais je sais qu’il s’écrit beaucoup de choses en nutrition et il faut faire attention à ce qu’on lit. Comme partout ailleurs, on nous abreuve d’un peu n’importe quoi. Je suis particulièrement suspicieux envers ceux et celles qui prônent l’exclusion, la restriction et la privation. Chez certains ultrarunners – notamment les américains -, la mode anti-gluten est très forte et on privilégie la diète paléolithique. À cela, je dis qu’il faut bien se renseigner avant d’entreprendre quoique ce soit. De lire plus d’un article, de les prendre à différents sources. De consulter une nutritionniste si besoin est (de grâce, pas la personne au gym «qui s’y connait»!). Il y a beaucoup de charlatans en circulation et ils ne sont pas tous pas en finance ou en politique…

Et dans le doute, il y a ce livre:

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 J’ai parlé ici de ce qui me convient, à moi, pour les entraînements et la course. Ce n’est en aucun cas une règle de base et ça ne convient certainement pas à tous et à toutes. J’ai fait et je fais encore beaucoup d’essai/erreur. C’est normal et c’est parfait comme ça. Je ne suis pas un coureur d’élite, je n’ai pas de coach, je n’ai pas de commanditaires à satisfaire. Je n’ai pas de pression sur les épaules quand je cours, en-dehors de la mienne propre. Quelque soit la distance, je cours pour dépasser mes  limites, bien sûr, mais aussi et surtout par passion et par plaisir.

Courir m’aide à mieux manger et ainsi, mieux manger m’aide aussi à mieux courir. Ce n’est pas trop compliqué. Le plan de base est de ne pas tout bousiller en faisant des conneries!

*Petite note ici: Beaucoup de fibres dans les graines de chia, de lin et dans le psyllium. Il s’agit d’y aller avec modération si on veut éviter les problèmes… Le mieux est de s’habituer en commençant par de plus petites quantités. Et comme je l’ai mentionné, ces ingrédients sont facultatifs.

Le froid

S’entraîner sous des températures adverses, difficiles, voire parfois extrêmes, c’est avant tout une sacrée bonne façon de mettre de «l’argent en banque» pour les jours meilleurs…

Je l’ai déjà dit, j’ai appris tranquillement et depuis peu à aimer courir l’hiver. Et je peux le certifier maintenant: j’adore ça! Surtout lorsqu’on traverse des périodes de grands froids comme ces derniers jours.

Il y a cette caricature de Côté, très amusante, parue aujourd’hui:

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Dans le moins amusant, j’ai aussi lu sur Twitter qu’on était «des criss de fous». Peut-être. Peut-être que nous sommes, coureurs et coureuses, des «criss de fous». Reste que c’est une maudite belle folie et je ne l’échangerais pour aucune autre!

Hier matin (mercredi), je me préparais à aller courir quand j’ai réalisé qu’il n’y avait plus d’eau dans la maison. Les tuyaux avaient gelé durant la nuit, ce qui n’est jamais une bonne nouvelle quand on se réveille et qu’il fait un froid pareil. Résultat, j’ai passé une bonne partie de la journée à attendre le plombier au lieu d’aller courir à -30. Déçu, oui je l’étais. Mais j’avais quand même un peu peur que les tuyaux éclatent partout dans la maison…

Ce matin, tout étant revenu à la normale, je me suis offert un 15 kilomètre dans le froid mordant, craquant, et sous un magnifique soleil d’hiver. Bien sûr que j’ai gelé. Un peu. Les dix premières minutes. Il le faut bien. Mais après, le corps se réchauffe, on prend son rythme, et voilà! Il est toujours préférable de commencer vent de face et finir le vent dans le dos, mais la règle n’est pas toujours applicable. Ce matin, à mi-parcours, j’ai dû traverser une portion de 4-5 km avec un bon vent plein visage. C’est peut-être ce bout de chemin qui a été le plus «payant» de toute ma course…

Il arrive que je me lève les samedis ou les dimanches matins à 4 heures pour aller courir. Même en janvier, février ou mars. La raison est fort simple: ne pas nuire à la vie de famille en passant tous les weekends absent la moitié de la journée. Donc, je me lève à 4 heures du mat, je sors dehors vers 4:45-5:00, et je file pour un 15, 20 ou 30 kilomètre. 40 à l’occasion. Juste comme ça, avant déjeuner. C’est chiant parfois. Souvent. Surtout quand il fait très, très froid. Et que j’aurais pu dormir bien au chaud encore quelques heures, sans pression. Les rues sont tellement désertes que je pourrais pratiquement courir au beau milieu du boulevard Montarville sans aucun risque. Ces sorties-là ne sont pas les plus amusantes. Je l’avoue. Surtout qu’elles sont rarement courues à un rythme très enlevant. Mais il y a une chose par exemple: je sais pertinemment que quelques mois plus tard, au printemps, à l’été ou à l’automne, quand je serai au beau milieu d’un 50 ou d’un 100 mile (et je jure que c’est efficace quelle que soit la distance) et que j’en aurai assez, que je ne voudrai que m’arrêter pour de bon et abandonner au prochain point d’aide (ça arrive toujours dans les ultras, on en peut juste plus!), je sais que je n’aurai qu’à penser à ces foutus samedi ou dimanche matins de janvier ou février ou mars ou peu importe où je suis sorti courir sous des températures abominables, à des heures de cinglés. Et l’envie d’abandon passera sur le champ. Instantanément. On ne se lève pas à des heures pareilles, sous des températures semblables, pour abandonner rendu en pleine course! On ne fait pas ça pour rien. Alors on s’accroche, sérieux!

C’est pour ça que je parle «d’argent en banque» et de «payant».

Si seulement je pouvais être autant d’affaires avec mes RÉERs…

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Une règle importante à suivre lorsqu’on court par temps très froid: bien s’habiller. Il est normal de «geler» un peu les premières minutes, mais rapidement, ça devrait être «endurable». Le truc étant de ne pas avoir trop froid ni trop chaud. Pour ma part, je conseille les sous-vêtements en laine Mérino. Il y a différents degrés pour différentes températures. Ce matin, je portais du 200. J’aurais pu porter du 250 facilement. En générale, en haut de -15, je porte du 150, en-bas, du 200. Et je superpose toujours les couches de vêtements de façon à pouvoir en enlever. Comme je gèle facilement des mains, je mets parfois des Hot Shots dans mes mitaines. Se couvrir le visage est aussi primordiale. Ce matin, je portais une cagoule avec masque en néoprène intégré. Pratiquement tout le visage, sauf les yeux, est couvert et on y respire bien. On fait quelques essais/erreurs au début, mais on trouve rapidement ce qui nous convient.

Dimanche prochain, ce sera le Marathon Intérieur JOGX de Montréal. J’en serai. Je n’ai jamais fait ça, courir 42,2 kilomètres en rond, 222 tours sur une piste de 190 mètres… Quand j’y pense, je ris un peu par en-dedans. Et je me dis que je suis un «criss de fou». Reste que ça va être intéressant, ce marathon. Et… oui, «payant».

Quand votre esprit est étroit, les petites choses vous agitent facilement. Faites de votre esprit un océan, rien ne l’agitera plus.

– Lama Thubten Yeshe

Étranges comme sont les choses parfois…

Étrange comment la mort d’un homme peut nous toucher alors qu’on ne s’y attend pas.

Richard Garneau est décédé la fin de semaine dernière. Un grand journaliste, un grand communicateur.

Je ne l’ai pas connu personnellement. Je ne l’ai même jamais rencontré. Je n’ai même pas été, contrairement à plusieurs de ma génération, un accroc de la Soirée du Hockey où il était un des Maîtres d’oeuvres.

Et pourtant…

Son décès m’a beaucoup touché.

Ces dernières années j’ai suivi Richard Garneau à l’émission de Joël LeBigot à la Première Chaîne de Radio-Canada. Et c’était même celui que j’aimais le plus entendre.

Cet automne, pour la première fois depuis longtemps, je n’ai pas écouté l’émission une seule fois. Je le regrette amèrement. Puisque Richard Garneau y était.

Il n’y sera plus maintenant.

Au revoir, Monsieur Garneau.

Nous avions comme (seul) point commun d’être tous deux marathoniens. J’aurais aimé en parler avec vous. Ça ne se fera pas. Mais l’écho de votre voix, l’une des plus grandes de notre monde, résonnera à jamais en moi.

Au revoir, au revoir…

Une bonne année

Voilà.

L’année vient de se terminer. Elle a été plutôt bonne, niveau course.

Des records personnels (PR) sur 21.1 km (Banque Scotia en avril), au marathon d’Ottawa en mai et sur 100 miles (Vermont 100 en juillet).  J’ai aussi un meilleur temps «non-officiel» sur 50 miles, puisque j’ai couru la première moitié du VT100 en 8 heures 30, approx.

Quelques déceptions aussi: Bear Mountain, Ultimate XC 50K St-Donat, Virgil Crest 100. Ce dernier m’est un peu resté en travers de la gorge. Un 100 miles qui s’est terminé en 50 miles. Douleurs au périoste qui m’ont poussé à abandonner. Ai-je eu raison de le faire? Aurais-je pu continuer? Honnêtement, je m’en veux un peu d’avoir baisser les bras à mi-parcours. J’aurais dû m’accrocher encore quelques miles juste pour voir. Je me demande encore si ce n’est pas ma tête qui a lâché et non le corps… Mais bon, on ne peut pas refaire le passé, on peut seulement en tirer des leçons. En septembre prochain, I’ll be back with a vengeance. 

Xtrail Asics, Orford

Je n’ai pas écrit de billet sur le Xtrail Asics du Mont Orford. Pas par manque d’intérêt, plutôt par manque de temps. Le 21K du Xtrail est une de mes courses préférées. J’aime l’ambiance, le parcours, la camaraderie. C’est un évènement parfaitement bien organisé, familiale, qui offre de nombreux défis. Et chaque année, la température nous réserve des surprises. À la mi-octobre, il peut faire très beau tout comme il peut faire très mauvais. On ne sait jamais ce qui nous attend, ce qui participe à la beauté de la chose. C’est aussi avec cette course que je termine toujours officiellement ma saison. Après, je prends une pause dans l’entraînement, je diminue le volume.

Le Xtrail a donc été ma dernière course en 2012. Le plaisir y était  à 100% et  en bout de ligne, c’est ce qui compte, non?

Minimalisme.

Je ne suis pas partisan du minimalisme à tout prix. J’y trouve certaines qualités et si je refuse maintenant de porter des souliers trop structurés et trop lourds, je me vois encore mal courir 80 ou 160 kilomètres dans des FiveFingers ou des Minimus. (Je cours de plus en plus sur route avec les Mushas de Mizuno qui sont assez léger en soi. En trail, mes souliers de prédilection restent les Mountain Masochits de Montrail, suivi par les S-Lab et les Speedcross de Salomon.)

Par contre, là où j’ai définitivement adopté le minimalisme en ultra, c’est au niveau des accessoires. Less is more. À moins d’y être contraint – ou en entraînement -, on ne me verra plus beaucoup courir avec un Camelback. Encore moins avec une ceinture d’hydratation. Il peut sembler difficile pour certains de s’adapter à la bouteille qu’on tient à la main, mais honnêtement, on oublie vite. C’est selon moi, la méthode la plus rapide, la plus efficace pour s’hydrater et se réapprovisionner lors qu’une course.

Pour ce qui est des gels, barre d’énergies, que l’on porte avec soi… J’ai réalisé que j’en traînais toujours trop. Beaucoup trop. Je suis d’avis qu’une bonne gestion de l’alimentation aux stations d’aide est la meilleure façon d’éviter d’emporter «tout le dépanneur». Un ou deux gels de secours, dépendent de la distance à parcourir, sont suffisants. Ou un petit sachet de fruits séchés. Ou encore un peu de bretzels. Ce qui fait l’affaire. Mais juste le strict nécessaire. Il faut simplement bien se connaître, bien connaître aussi ce que nous offriront les stations de ravitaillement (règle générale, ça ressemble beaucoup à des buffets all you can eat version ultramarathon: oranges, bananes, melons d’eau, cornichons, M&M, jujubes, bretzels, chips, sandwichs au beurre d’arachides et confiture et plus encore… ). Bien gérer aussi les drop bags que l’on sème à certaines stations quand on court sans soutient extérieur. Pour moi, aux endroits stratégiques, laits de soya au chocolat, biscottes salées, barres de protéines font le travail avec quelques morceaux de fruits frais qui nous sont offerts.

Ma version très personnelle du minimalisme: Des vêtements confortables, de bons souliers. Ma montre GPS. Une bouteille. Un GU au beurre d’arachide. Plein de kilomètres devant. Beaucoup d’entêtement.

C’est le plan pour 2013.

Kilométrage 2012.

Mon plus gros mois: 405.43 km, juin.

Mon plus petit: 150.93, août (trois semaines en Italie).

Je croyais bien atteindre les 4000 kilomètres et plus en 2012. Je suis arrivé un peu court. Résultat: 3582.48 kilomètres.

En fait, je m’en fous un peu. Peu importe le nombre de kilomètres couru, que ce soit 100 ou 5000, ce qui compte vraiment, ce qui a une réelle importance, c’est de se lever et d’y aller. De courir.

C’est là où réside la magie.

Musique(s).

Je l’ai déjà dit, je ne cours pas souvent avec de la musique. Je préfère souvent ma propre musique intérieure, celle de mon coeur, de mes pas, de mes pensées. Cette automne par contre, j’ai fait exception à plusieurs reprises et j’ai couru en écoutant Mumford & SonsThe Airborne Toxic Event et aussi, beaucoup, la trame sonore du film Into The Wild.

Voici la chanson qui m’a le plus inspirée cette année. Guaranteed, Eddie Vedder.

Et quelques images…

Petite méditation:

Quand tu marches, marche.
Assis, sois assis.
Surtout n’hésite pas.
– Yun-Men

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(Mont St-Hilaire, 5 janvier 2013.)

 

Joyeuses Fêtes – et bonnes courses!

Déjà Noël et je réalise que je n’ai pas écrit mon blogue depuis le 12 octobre dernier… Plus de deux mois d’absence. Woah! Je m’en excuse. Mais ce n’est pas par paresse. Beaucoup, beaucoup de travail ces derniers temps. Et seulement un peu de course (rien d’extraordinaire, juste assez pour garder la forme).

Je ne vais pas écrire longuement non plus aujourd’hui. Je voulais simplement vous souhaiter de Joyeuses Fêtes et vous dire aussi que j’essaierai d’être plus présent et constant en 2013 sur Zen/Endurance. J’y apporterai quelques modifications et tenterai d’étoffer les sujets, toujours en rapport à la course d’ultra longue distance.

D’ici le 31 décembre, je trouverai sûrement le temps de faire mon bilan-course pour l’année 2012. Les bons moments, les moins bons, le kilométrage couru, les «à refaire» ou «à ne pas refaire», etc. Ce n’est peut-être pas très original, mais ça peut parfois être utile. Une sorte d’aide-mémoire.

Alors voilà. Je vous souhaite à tous et à toutes de très Joyeuses Fêtes, de bons moments en famille et entre amis, de bonnes bouffes et de bonnes bouteilles, et quelques difficiles mais gratifiants kilomètres dans le froid, la pluie, la neige, ou la slush pour aider à digérer tout ça!

Plein de bonheur, plein de bonnes courses!

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Chaque journée

Est une bonne journée.

– Inconnu