Faire (tout) ce que l’on peut – Vermont 100 numéro 5

Il n’a jamais été question que j’abandonne. Bien sûr, l’idée m’a traversé l’esprit à quelques reprises durant la journée, mais en ce qui me concerne, c’est une chose normale durant un ultramarathon de 100 mile. Je ne m’en fais pas trop avec ça. L’idée stupide et irréfléchie surgit dans mon esprit, elle tourne un peu en rond avant de trouver la sortie. Je la laisse ainsi passer sans m’y accrocher et règle générale, j’ai un regain d’énergie qui survient tout de suite après, regain d’énergie qui me propulse vers l’avant pour le meilleur. Seulement, ce n’est pas toujours aussi évident.

Dès le départ de ce cinquième Vermont 100, je savais que ça ne serait pas facile. La raison est simple: j’ai passé une bonne partie de l’hiver avec une blessure au bassin, incapable de courir ne serait-ce que 100 mètres, ni même de m’entrainer décemment soit à la nage ou sur un vélo stationnaire. Ma préparation était donc loin d’être au point pour ce genre d’épreuve. Pas d’excuse ici, c’est tout simplement comme ça. Ayant repris la course graduellement à la mi-avril, je savais bien que je n’avais pas le kilométrage adéquat dans les jambes. Aussi, une légère douleur récurante au tendon d’Achille gauche me causait de l’inquiétude. Mais je comptais, peut-être naïvement, sur ma bonne connaissance du parcours, mon expérience et ma volonté.

Ça n’a pas fonctionné.

Il n’a jamais été question que j’abandonne, mais en soirée, alors que j’en étais rendu à me trainer lamentablement, à dormir debout et à ne même plus pouvoir courir ni en descente ni sur les plats, il a bien fallu que je me rende à l’évidence: j’étais hors-service.

Pourtant, après un début de course moyen et une très mauvaise nuit de sommeil (pas même trois heures en continu, juste par morceaux), j’avais réussi à me mettre dedans. Après avoir retrouvé mon équipe constituée de ma blonde, de mes filles ainsi que de mes amis Charles et Geneviève à la station d’aide Pretty House, au 34ième kilomètre, j’ai pris le bon rythme. Je sentais une fatigue inhabituelle et mon tendon élançait dans les montées, mais pour le reste, ça roulait. Contrairement à mon habitude, je me retenais dans les descentes, limitant ma vitesse pour me pas exploser mes quadriceps. Et je réussissais à le faire sans me freiner «physiquement», ce qui aurait été plus dommageable qu’autre chose. Quand je ressentais de la douleur, je me mettais à siffler ou à rythmer à voix basse la cadence de mes pas, tout simplement pour détourner mon esprit et le ramener dans de meilleures conditions. Par moments, je faisais un comparatif avec ma course de 2013 qui avait été catastrophique moralement parlant. Là, si le corps n’était pas tout à fait au point, j’avais réussi à effacer une bonne partie du doute et j’étais confiant de terminer sous la barre des 24 heures, peut-être même de rentrer sous les 22 heures. Le moral y était.

À Stage Road, deuxième station où il m’était permis de revoir mon équipe, j’avais le sourire. Près de 50 kilomètres de fait. Je suis reparti aussi vite que j’ai pu.

Dans les heures qui ont suivies, j’ai couru une longue montée en compagnie d’un coureur qui participait au Grand Slam et qui allait courir le Badwater 135 en plus. Pour ceux qui ne connaissent pas les ultramarathons, le Grand Slam consiste à courir le Western State 100, le Vermont 100, le Leadville 100 ainsi que le Wastach Front 100 dans le même été (juin, juillet, août, septembre). Un exploit en soi. Y intégrer le Badwater 135 entre le Vermont et Leadville est un exploit quasi-surhumain. De jaser avec Jordan relativisait mes propres douleurs. J’ai fini par le devancer dans la montée, mais pas de quoi pavoiser. Il venait de courir le WS100 trois semaines plus tôt et se ménageait pour Badwater. En temps normal, il m’aurait bouffé tout cru…

À mi-parcours, au premier passage à Camp 10 Bear, j’ai retrouvé ma bande. Je me suis efforcé de sourire, je ne voulais pas leur faire revivre mon cauchemar de 2013. Bien que le doute commençait à pointer le bout de son nez dans mon esprit, j’arrivais à le repousser. Encore une fois, je suis reparti le plus vite possible… mais je venais de m’asseoir dans une chaise, ce que je fais rarement dans un ultra… Mauvais signe…

Durant la longue et pénible montée qui suit Camp 10 Bear, je me suis fait dépasser par au moins cinq coureurs, ce qui a commencé à me jouer dans la tête. Une fois en haut, j’en ai rattrapé deux ou trois (dont un qui vomissait violemment), mais quelques kilomètres plus loin, d’autres m’ont fait le même coup. Je me suis changé les idées en jasant un moment avec Julie, une fille de New York puis avec le champion américain des derniers championnats mondiaux de 24 heures qui ont eu lieu à Turin en Italie, en avril, Richard Riopel. Après la station Birminghams, j’ai pris de l’avance, sur eux. Je sentais le vent tourner, je sentais ma forme revenir. À Margaritaville, kilomètre 94, j’ai repris contact avec toute mon équipe. Je tenais bien le coup. Mais quelques kilomètres plus loin, je pouvais à peine courir.

Camp 10 Bear, deuxième passage (111 km). À ce moment, je repars avec Geneviève pour la prochaine section de 7 km. Il est encore assez tôt, on ne prend pas de lampe frontale. De repartir accompagné me remet d’aplomb. Mais d’un coup, la fatigue se fait sentir. Mon tendon d’Achille élance de plus en plus. La pluie se met de la partie et dans les sections en forêt, on se retrouve dans la boue et la noirceur. Je me sens complètement lessivé. Je dors debout et Geneviève doit taper dans ses mains pour me ramener à la réalité. Je zigzague sur les sentiers. Je ne pense qu’à une chose: m’arrêter, me fermer les yeux et dormir. Dans la descente qui nous amène à la station Spirit of 76 et dans laquelle je devrais m’amuser comme un fou, je titube. Je ne veux juste pas me casser la gueule et je rêve d’un endroit où m’asseoir.

Quand on rejoint enfin toute l’équipe à la station, je demande un quinze minutes de grâce et me laisse tomber sur une chaise où je m’enfonce en fermant les yeux. Je sens tout le monde – Nathalie, mes filles, Charles et Geneviève – inquiets autour de moi. Au bout des quinze minutes, je change de chaussures (je laisse tomber mes fidèles N2 de Pearl Izumi pour les Paradigm 1.5 de Altra, plus coussinés), me relève et déclare aussitôt que c’est terminé pour moi avant de me laisser retomber sur la chaise, la tête entre les mains. Personne ne m’a encore vu dans cet état. Pas même moi. Je suis plus détruit qu’à l’UTMB. Puis, je pense à mes filles qui me regardent et je me dis que je ne veux pas qu’elles me voient abandonner de cette façon. Je me relève, la mort dans l’âme, et annonce que je repars pour la prochaine section. Dix-huit kilomètres. Les dix-huit putains de kilomètres que je déteste le plus de cette course. Cette fois, je suis avec Charles. Je suis en bonne compagnie. Je me dis intérieurement que je vais passer à travers, que je ne peux que reprendre du mieux – quand on est au trente-sixième dessous, on ne peut que remonter, non? Charles est là pour me soutenir. Les trois ou quatre premiers kilomètres de la section s’annoncent prometteurs. Je semble reprendre du mieux. Ce n’est qu’un leurre. On quitte le sentier boueux pour reprendre les chemins de terre. Me voilà cuit. Pour de bon. On se fait dépasser à la tonne. Des coureurs que je n’ai jamais vu de la journée. Puis par Julie, rencontrée plus tôt. Par Jordan, le Grand Slammer. Par Richard, le gars des 24 heures. Un copain coureur, Daniel, avec qui j’ai couru un peu le matin, passe devant nous. On le salue. On jase un peu. Il semble en plein forme. Je ne suis qu’un zombie.

Encore une fois, je dors debout. Charles me ramène sur terre à plusieurs occasions. Mes jambes ne répondent plus. Plusieurs fois, je m’efforce de courir. Je n’arrive même pas à faire 20 mètres. Ma technique d’un arbre à un autre ne fonctionne même plus. Je veux m’étendre par terre. Dormir. À la station d’aide Cowshed, je m’assois et bois un café. Il y a un autre coureur assis à côté de moi, totalement explosé. J’ai envie d’abandonner là. Il reste environ 7 kilomètres à faire avant de rejoindre Nathalie, mes filles et Geneviève. J’ai peine à y croire à ces sept kilomètres qui restent à faire. Peine aussi à croire que je vais abandonner. On repart. Le café fait effet. Je me sens réveillé. J’essaie de courir. Mon tendon d’Achille élance de plus en plus, avec force. Mes quadriceps sont barrés. J’ai du mal à marcher dans les descentes. Voilà. À contre-coeur, j’annonce à Charles que c’en est assez. Une fois rendu à la station Bill’s, 142.3 km, ce sera terminé pour moi. Ça ne sert plus à rien. Je ne cours plus depuis longtemps. J’ai du mal à me tenir debout. J’ai peut-être réussi à vaincre le sommeil, mais c’est trop peu, trop tard. Je pourrais terminer, oui. Mais en marchant… Lentement… Pas question de faire endurer ça à ma blonde, mes filles, mes amis. Je pourrais leur dire d’aller se coucher à leur hôtel, et continuer seul comme je l’ai déjà fait, terminer à l’aube, mais ils ne voudront jamais. Pas dans l’état où je suis. Et puis, est-ce que j’ai réellement envie de marcher un autre 4 ou 5 heures? Pour les dix-sept kilomètres restant? Non. C’est une course, bon Dieu! Pas une marche! Je ne considère même pas cela comme un abandon, simplement un arrêt par la force des choses. Et puis, d’une manière ou d’une autre, abandon ou pas, je m’en fous pas mal, pour être franc.

Arrivé à Bill’s, j’annonce à l’équipe médicale que c’est terminé pour moi. On me pèse malgré tout – mon poids est ok – et on me dirige vers une chaise longue où je m’étends avec peine. Je pourrais facilement prendre une heure de repos ici, puis repartir. Mais non, encore une fois. Il n’en est pas question. Nath m’amène mes vêtements propres et elle m’aide à me changer derrière la grange. De retour à ma chaise, la bénévole qui m’a accueilli m’apporte une soupe tiède. Je mange un grille-cheese. Au bout d’une demie-heure, on ramasse nos trucs et mon équipe me ramène en voiture à ma tente, au site de départ/arrivée, à Silver Hills, avant de quitter pour leur hôtel. Seul, assis dans le noir, je bois une IPA en canette que je ne savoure même pas. Je suis crevé. Je me glisse avec difficulté dans ma petite tente une place. Et je m’endors d’un coup, complètement brûlé.

Game over.

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À Stage Road, avec Simone et Marion. Tout va bien! Rock on!

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Premier passage à Camp 10 Bear avec Charles, Simone et Marion.

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Quand faut y aller, faut y aller… Même si ça me tente plus ou moins…

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Quelle équipe! Simone, Marion et Nathalie – manque Charles, Geneviève et Julia qui prend la photo.

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Départ de Camp 10 Bear 2, accompagné de Geneviève. Je ne le sais pas encore, mais c’est le début de la fin pour moi, malgré les efforts de Gen pour me garder en piste.

Tout ne peut pas toujours aller comme on le voudrait. Il faut accepter cela. Une semaine jour pour jour après la course, je ressens encore une bonne fatigue. Mentalement, je sais que j’étais prêt pour le VT100. Physiquement, le corps manquait «d’huile» et de kilométrage au compteur. Mes quadriceps sont revenus à la normale, mais mon tendon d’Achille me fait encore souffrir et, contrairement à mon habitude, je n’ai pas encore recouru depuis. Je compte bien le tester en douce dans les prochains jours, mais le déchirer pour de bon ne serait sûrement pas la meilleure chose à faire… Patience.

La bonne nouvelle concerne la blessure qui m’a mis sur le carreau tout l’hiver et une partie du printemps. Pas une seule fois elle ne s’est manifestée ni fait ressentir tout au long des 140 kilomètres et plus parcourus. Un dossier qui semble enfin réglé. Je l’espère bien.

Pour la suite des choses. Fin septembre, je cours un 24 heures. Une première pour moi: 24 heures sur une boucle de 5-6 km. Pour la Fondation du Centre Jeunesse de la Montérégie. Une cause qui me tient profondément à coeur. Il est donc question d’ici là de prendre le plus grand soin des petits bobos et de concentrer toutes mes énergies vers cet évènement. Ensuite, on verra bien. Un nouveau 100 mile se profile peut-être pour janvier 2016…

Je croyais prendre une pause du Vermont 100 après cet été. Maintenant, j’ai une sérieuse revanche à prendre. Je compte bien être présent sur la ligne de départ en juillet prochain, et cette fois, dans une meilleure forme que jamais! Ensuite, il sera temps de passer à autre chose. Pour un temps. À d’autres courses, je veux dire.

The game is not over, after all… It never is.

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Réflexions, récupération et une IPA de l’Oregon.

One should therefore be gentle but firm with what just occurred. Overreacting to a lack of mindfulness instigates discursive thinking. Gentleness is the key.

– Sakyong MIPHAM

 (Merci à ma fille Julia pour les photos prises tout au long de la journée.)

22 thoughts on “Faire (tout) ce que l’on peut – Vermont 100 numéro 5

  1. Jacques 3 février 2016 / 17 h 15 min

    Quelle force dans l’affrontement vous avez!
    J’admire l’honnêteté du propos. Plusieurs ne décriraient que les bons coups alors qu’il y a encore plus à apprendre quand la course est difficile, quand le combat est contre soi-même.
    La photo intitulée « Quand faut y aller » est magnifique. C’est une image qui en dit long et qui montre toute l’ampleur du défi à relever parfois. Les yeux tourmentés, les traits épuisés, le maillot collé au corps par la sueur, les mamelles enflées et douloureuses. Plusieurs n’auraient pas eu les couilles de mettre ainsi à nu l’âme du coureur qui doute.
    Vous avez toute mon admiration, Pat!

  2. Chantale Boily 27 octobre 2015 / 14 h 30 min

    Juste un petit mot pour vous dire que je viens de terminer votre livre…. Je suis une habituée de Chamonix… l’hiver… J’y retourne en mars et je ne regarderai pas les montagnes de la même manière. Je vais penser au UTMB et je vais sans doute souffrir… assise sur un terrasse ou en haut de Brévent. Vous avez su très bien transmettre la souffrance que vous avez vécue pendant ce UTMB: cette section de votre livre se lisait comme un polar! Captivant! Merci!

    PS: suis un ptite coureuse de 10 km…mais c’est l’fun quand même!

    • Pierre Clermont 27 octobre 2015 / 18 h 44 min

      Moi j’ai été non seulement captivé par son parcours de coureurs mais j’ai aussi été capturé par son engouement pour les Ultras. Mon objectif maintenant est de faire le Bromont Ultra sur la distance de 80 km en 2016. Son livre est une révélation pour moi car je m’y retrouve pleinement, on partage la même philosophie pour la course à pied. Merci Patrice !

  3. Martine Provençal 17 octobre 2015 / 17 h 56 min

    J’adore vos récits, je m’y retrouve. Je suis à mille lieux de votre genre de performance mais ça me passionne. Si j’avais pu connaître le bonheur de la course à un plus jeune âge, j’aurais sans doute été fortement tentée par les ultramarathons, même si ça me semble complètement dément. Je viens de terminer votre livre. J’ai bien hâte d’écouter votre entrevue à l’émission Banc Public.

  4. Karine 17 septembre 2015 / 7 h 29 min

    Bravo, pour ces belles courses, ces récits captivants… Cette dernière course nous démontre que le courage peut prendre différents visages dont celui d’arriver à accepter que l’on ne peut pas finir… Tant qu’à moi cela est également une victoire. Merci pour ce blog très motivant et félicitation pour votre livre… Je viens de commencer sa lecture.

  5. Pierre Clermont 16 septembre 2015 / 16 h 08 min

    Ce n’est que partie remise Patrice. T’as la conviction et l’espoir que tout va rentrer dans l’ordre. Prends bien soin de toi, sois à l’écoute de ton corps et ton cœur va te mener là où tu veux. Cette course là n’était pas un abandon mais une étape dans ton cheminement personnel. Et surtout t’as de la chance, t’as une famille formidable pour te remonter le moral, tes  »louves » font un excellent travail. Salut !

  6. Kim Audette 23 août 2015 / 7 h 31 min

    J’adore la description, on peut vraiment se reconnaitre et s’y retrouver.

    Félicitations.

  7. Isabelle Côté 28 juillet 2015 / 10 h 46 min

    Bravo Patrice. Je suis impressionnée. Tu es très inspirant!

  8. Stéphane Gagnon 28 juillet 2015 / 8 h 53 min

    WOW Monsieur Pat Godin… quel détermination, bravo… tout qu’un exemple à suivre !!!

  9. David Germain (@D4vid_G) 28 juillet 2015 / 6 h 53 min

    Je suis justement en train de lire Running with the Mind of Meditation, tout en me préparant pour Bromont Ultra.

    Beau récit! Bonne récupération à toi et bon courage pour la suite.

  10. Martin Parent 27 juillet 2015 / 22 h 47 min

    Bravo pour ta détermination! La course est un beau sport mais parfois cruel…Les maudites blessures grrr…meilleure chance l’an prochain Pat!!

  11. Emmanuelle 27 juillet 2015 / 12 h 33 min

    Bravo pour l’exloit, merci pour le texte. Ça prend autant de courage pour s’avouer que l’on doit abandonner que pour faire l’épreuve.
    Ça fait partie de la game. Bonne revanche 😉

  12. Karine Molleur 27 juillet 2015 / 9 h 19 min

    O-boy ! Quel travail physique ET mental que de choisir de s’investir là-dedans, sachant qu’on est pas top physiquement. Bravo pour cet exploit, j’aime beaucoup vous lire ! Bonne récup pour le prochain défi.

  13. Dimitri Kiselkov 26 juillet 2015 / 21 h 05 min

    C’est fou comment on ressens ce que tu as pu vivre, à travers ton écriture!!

    Bonne chance avec la revanche!!

  14. Julie Cloutier 26 juillet 2015 / 21 h 00 min

    Bravo Patrice, je crois que de prendre le départ d’un 100 miles demande du courage mais aussi la capacité de vivre et d’accepter l’abandon quand il le faut, sans que celui-ci ne soit dramatique. Sans beaucoup de volume de course pendant l’hiver, cette course était tout un défi. Bravo pour ton attitude, c’est la vie. Tu auras la chance de prendre une belle revanche. Soignes-toi bien et je suis bien contente pour toi que ta blessure hivernale soit complètement guérie.

  15. Patrick Hebert 26 juillet 2015 / 6 h 32 min

    Bravo Patrice ! Courage, courage, courage, tu transpire le courage, tu es une très grande source d’inspiration pour moi ! Bravo !

  16. Joan Roch 26 juillet 2015 / 1 h 24 min

    Un sport de cons, que je disais. Mais quel sport! See you next year.

  17. Louise Michaud 25 juillet 2015 / 22 h 40 min

    Au cœur de ce périple, une rencontre s’imposait à vous, celui du courage. Celui-là-même qui ne requiert d’entraînement pour se réaliser, se concrétiser. Il demande cependant une force et puissance s’élevant au-delà du corps, transgressant le bon entendement, percutant au passage l’orgueil et l’ego, véritables amis aux défis, transformés cette fois-ci en rivaux. Oui, Monsieur Godin, vous aviez ce rendez-vous d’inscrit dans votre corps, celui menant à votre coeur, qui savait que votre victoire se trouvait dans l’abandon, qu’ainsi le COURAGE serait célébré ! Les victoires saluées ne s’inscrivent pas toujours à la ligne d’arrivée. Portez bien haut cette médaille de fierté ! Bravo ! Oui, BRAVO à vous tout ENTIER !!! LM

  18. Steve 25 juillet 2015 / 20 h 28 min

    Bravo Pat, excellent récit de course, très beau texte, ca prend beaucoup de courage et de détermination pour faire ces distances, Je capote a 25KM !! 🙂

  19. Richard 25 juillet 2015 / 20 h 19 min

    Tres bon blog! J aime bien lire tes histoires sur les ultra marathons que tu fais. Une inspiration pour tout ceux qui ce lance dans cette avanture quond appel les ULTRA MARATHON

  20. Ivana 25 juillet 2015 / 20 h 14 min

    Loved reading you! Nice quote at the end too!

    Well done!

    Iva

  21. Suzan St-Pierre 25 juillet 2015 / 20 h 04 min

    bravo, vraiment formidable !

    Envoyé de mon iPad

    >

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