Toxique – L’air du temps…

Bon, il n’y a rien à faire. Depuis plusieurs jours que j’essaie, je n’y arrive pas. Je parle de mon rapport de course à Bear Mountain. J’en suis à 3 ou 4 tentatives d’écriture, mais à chaque fois, ça ne prend pas. Tout se barre en couilles, tout s’effondre mollement. Disons que je ne suis pas particulièrement un mordu du rapport classique, hyper détaillé, quasi au kilomètre près. De mon côté, et ce peu importe la course, ça ressemble beaucoup à: Je suis venu, j’ai couru et j’ai vaincu (sort of…) la distance. Mais pour Bear Mountain, je m’étais promis pour une fois d’écrire quelque chose de plus long tout en essayant de rester intéressant. Peine perdue. Quand on s’ennuie soi-même à écrire, mieux vaut aller se couper les ongles d’orteils…

***

Alors. Pourquoi en est-il ainsi? Pourquoi suis-je incapable d’enligner deux phrases à peu près potables sur ma course de 50 miles? L’air du temps, j’imagine. Un peu beaucoup toxique à respirer, autant pour le cerveau que pour le coeur…

Ceci est un blog sur la course à pied, je ne vais pas parler de politique.

Ceci est un blog un peu zen, alors je ne vais pas m’emporter.

J’entends, je lis surtout, un paquet de choses et ça en devient effrayant. On en tremblerait. On en tremble, oui. Mon coeur assis à la cuisine s’emballe parfois de rien alors que je peux courir 24 heures en ligne.

Beaucoup de bruit. Beaucoup de chiens qui jappent et peu de chefs de meute. Et les chefs, ceux qui devraient l’être, ont plutôt le profil de bandits de grands chemins…

Pas de politique, ai-je dit.

Pas d’emportement.

Bien, bien…

Une amie – je devrais plutôt dire une connaissance, mais en ces temps un peu moches, je veux qu’elle le soit, mon amie -, une amie donc a écrit ceci sur Twitter:

«Ce n’est pas les coups de matraques qui m’inquiètent. C’est les déchirures entre les gens…»

Moi aussi, c’est ce qui m’inquiète

Et déchirures il y a. Qui crissent. Terriblement.

Il faudrait peut-être commencer à se remettre la tête et le coeur à la bonne place. Parce que si on attend après certains, on risque de passer le reste de nos jours la tête entre les jambes et le coeur au bord des lèvres.

«…jusqu’à ce jour-là je n’avais encore jamais parlé

avec des hommes sans pesanteur, plus étrangers

à nos présences que les martiens de notre terre

nos mots passaient à côté d’eux en la fixité parallèle

de leur absence…»

Un homme. Un rare vrai par les temps qui courent. Gaston Miron.

Laisser un commentaire

Entrer les renseignements ci-dessous ou cliquer sur une icône pour ouvrir une session :

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l’aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s