«You Can’t Always Get What You Want» – The Rolling Stones

Dans moins de quatre jours je serai fixé: ce sera l’UTMB ou ce ne sera pas.  C’est une question de chance maintenant, environ 30-40%. En comparaison, à la loterie du Western State 100 en décembre, c’était plutôt de l’ordre du 10%. Même moins.

Le tirage aura lieu samedi à 10:00 (heure de Paris). À mon réveil je saurai donc si je prendrai place sur la ligne de départ. Si oui, j’aurai une meilleure idée de tout le travail qui m’attend jusqu’au mois d’août prochain. Je pourrai y réfléchir tranquillement en courant dans les rues endormies et enneigées de mon quartier.

Et si ce n’est pas le cas, si la chance n’est pas de mon côté? Aucun mal. J’aurai droit à une priorité d’inscription pour 2013. Ce qui est mieux que rien quand on y pense. On ne peut pas tout avoir. Il suffit de ne faut pas trop s’en faire. De toute manière, peu importe ce qui arrive, il y aura d’autres courses. Encore. Et encore. Je pourrai aussi réfléchir à ça en courant…

***

Dans la nuit de lundi à mardi.

J’ai rêvé comme un dingue que je courrais le Hardrock 100. Pas exactement une petite promenade au parc… Je me suis réveillé à 4 heures du matin, en sueur, complètement épuisé. Vidé, crevé. Incapable de retrouver le sommeil. Un putain de rêve en 3D. Le Hardrock, je veux bien. Mais pas quand je dors. Y aurait pas moyen parfois de rêver d’un «hamac au Mexique» et d’une cerveza por favor…?

Aujourd’hui.

Enrhumé comme rarement. Ceci explique-t-il cela? Trop couru dans mes rêves ou trop couru tout court?

Les mauvaises nuits, le manque de repos, n’aident en rien la bonne récupération.

Et on dirait que j’accumule un peu des deux…

***

Aucun rapport avec la course ici.

Lecture: Les Imperfectionnistes de Tom Rachman. En attente: Les Corrections de Jonathan Franzen.

Musique: All At Once de The Airborne Toxic Event.

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Quand tout est calme.

Se faire un expresso bien serré. Prendre un bouquin de poésie – peu importe. Dans le cas présent, Octavio Paz. L’ouvrir au hasard, pointer son doigt et y lire:

Le monologue te guette à chaque pas, et ses exclamations, ses signes d’interrogation, ses nobles sentiments, ses points sur les i durant un baiser, son moulin de lamentations et son répertoire de miroirs brisés. Poursuis: tu n’as rien à te dire.

(Promenade Nocturne)

Maintenant, relire…

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5 thoughts on “«You Can’t Always Get What You Want» – The Rolling Stones

  1. Catherine 24 janvier 2012 / 7 h 15 min

    Patrice, je découvre ton blog… Magnifique plume, très inspirant.

  2. Necia G (@Necia1908) 23 janvier 2012 / 19 h 11 min

    Mon plaisir coupable côté poésie? Pablo Neruda.

    Je vais me permettre quelques suggestions de lecture: « La délicatesse » et « Les souvenirs » de David Foenkinos et « La tendresse attendra » de Matthieu Simard. Le bonheur, c’est plein d’affaires 🙂

  3. Charlotte Rouleau 22 janvier 2012 / 20 h 47 min

    C’est un plaisir te lire…
    Quel beau blog..sport et littérature…j’aime beaucoup !

    • patgodin 23 janvier 2012 / 13 h 31 min

      Merci Charlotte. Je vais essayer de garder le rythme… 🙂

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